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lundi 15 juin 2015

Les Clowns

Jetés en pâture à la moquerie populaire,
Sont ceux qui prêchent le renouveau.
Populistes, complotistes, réfractaires,
Dit on des anti liberaux.

Populiste, bien nous sied,
Dans sa version non libérale,
Qu'à coup d'-ismes vous tentez,
De rendre peu recommandable.

Complotiste, ben voyons,
Au lieu d'envoyer en l'air,
Vos insinuations,
Prouvez y donc le contraire.

C'est bien plus complexe que cela,
Ressassez-vous sans cesse,
Personnellement j'entends là,
Simplicité... et paresse.

Est-ce donc trop ardu?
De dé-complexifier?
N'avez-vous pas entendu?
Ça a pourtant commencé.

Nous faire passer pour des clowns?
Si vous le dites, soit...
Les rigolos des cartoons?
Non, la version Ça.

Un drôle de bataillon,
De nez rouges, de pierrots.
Que fera le camion,
Face à tant de motos ?

Qui sont les faire-valoir,
Des faiblesses intérieures ?
Quid de l'effet miroir,
Et de l’œil extérieur.

Car rire et surprise,
Sont intrinsèquement liés,
Quand le fou ironise,
Une vie millimétrée.

En amont du progrès,
De ce qui est à faire,
Ne faut-il pas montrer,
L'absurde dans l'ordinaire ?

Mater votre reflet,
Essayez donc pour voir !
Vous vous essoufflerez,
Complètement hilare.

Vous vous pisserez dessus,
Vous aurez la tremblote,
Zygomatiques tendus,
Et abdos en compote.

Rentrez-vous bien dans l'crâne,
Que la raison à ses chimères,
La politique ses arcanes,
Et le peuple, son Joker...
Chich

vendredi 20 février 2015

E-Slam

J’voulais vous lire un texte, ce soir,
J’vais pas pouvoir, désolé...
C’est pas d’ma faute,
C’est à cause du chat noir, qui m’a rongé le cerveau...
Il restait là, planté devant moi,
A m’mater et attendre,
Que je range mes pensées,
Que je caresse une idée du bout des doigts...
J’ai essayé de me laisser bercer ses ronrons,
Mais j’me suis fait surprendre, comme un con...
J'l’ai laissé m'croiser.

J’voulais écrire un texte, pour ce soir,
J’pensais pouvoir, mais j’ai eu tort...
C’est pas d'ma faute,
C’est celle des rats morts,
Des rares mots,
Qui sortent de ma bouche,
Qui sortent des égouts,
Émergent de cette scène,
Envahissent les rails de rameaux 
Et sous les rames sèment en pagaille,
Des rimes qui riment à rien.

J’voulais vous lire un texte, ce soir,
J’en avais très envie,
J’pensais pouvoir...
Parce que j’l’avais dit,
Parce que j’lavais promis, à des amis,
Mais j’me suis fait avoir...
J'me suis fait rattrapé,
Par un Vendredi,
Très en vie,
Qui a fait chaviré ce Robinson,
Maître esseulé de la procrastination.

J’voulais vous lire un texte, ce soir,
J’pensais savoir,
Faire du bruit,
Réduire au silence mon aphonie,
Vous rendre sourd, vous rendre fou,
A fond d'décibels,
Comme les Blobby
Grimper sur scène,
Grimper l’échelle...
Mais indécis, j’suis passé d'ssous.

J’voulais écrire un texte,
Vous parler du monde, vous parler de moi,
De moi, des filles, mais surtout de moi...
J’voulais parler politique, parler société,
Parler de sex, d’argent, de pouvoir,
D’espoir.
Et de je ne sais quoi...
J’voulais parler de destins croisés,
Des grands esprits qui s'rencontrent,
Des grands esprits qui s'la racontent,
Des grands esprits qui nous tapent sur l’écosystème...
J’voulais lire mes poèmes,
Parler de moi,
Ramener ma science,
Exposer les idées que j’n’ai pas,
Les idées des autres,
Ce brouhaha, noyé dans l’absilence...
Vous parler de mes doutes,
De mes déroutes,
De mes dénis...
Dénis d’ennui,
Dénis d'tristesse,
Dénis des nuits sans maîtresses...
J’voulais prêcher,
Le faux et son inverse,
L’effort et la paresse,
Cracher mon ivresse,
Puis traquer les mots vendus,
A la criée, sur les marchés,
Scander en vrac des vérités, jusqu’à craquer puis raquer,
Acheter en masse des idées, ne rien y comprendre, mais les semer,
A qui voudra entendre, a qui voudra refaire,
Ce monde tordu,
Autour d’un verre,
Pour tout oublier,
Dans les vapeurs d’éther...
J’voulais,
Parler au vent, aux bandits, aux vendus,
Dans un désert, en solitaire, en sachant,
Que sur ces terres, je serai entendu...

J’voulais écrire un texte, pour ce soir,
Mais j’ai pas pu désolé...
J’avais un stylo, un bout de papier,
Mais dés les premiers mots, mon style à tremblé...
J’étais chaud pourtant, j’me disais,
Qu’il était temps, de balancer,
Mes phrases moroses,
Ma prose en phase, avec des gens,
Mais mon stylo à trembler,
Comme les milles feuilles blanches,
De milles et une nuit d’insomnies...
Alors, j’vais retourner sur mon blog,
Lâcher en ligne des punchlines,
Démagogues et sans âme,
Et pratiquer l’e-slam.
Chich (Novembre 2013)

dimanche 18 janvier 2015

Eire France

Iris,
Paupière,
Éclipse...
Émeraude,
Lorsque la nuit se réveille.

Tourbière,
Hier,
Esquisse,
Parfum...
Baguenaude,
Mélancolie du sommeil.
(Janvier 2015)

بلدي الجهاد

Par le cœur,
J'ai réagi,
Aux erreurs,
De mon pays...
Mais aussi,
A la terreur.

Par la main,
Que j'ai tendu,
Un lendemain,
J'ai attendu...
Et me suis cru,
Nietzschéen.

Par la langue,
J'ai discuté,
De Bigbang,
D'humanité...
Et d'effets,
Boomerang.

Par l'épée,
Ou par la feuille,
J'ai annihilé...
Sans cercueil,
Ni deuil,
En trompe-l'œil.
(Janvier 2015)


lundi 12 janvier 2015

No Hell

Où sont les camps?
Et quand le houx?
Pas de Noël, petit bout-chou.
A Champlan.
(Janvier 2015)

Pax

Ce couteau ?
Un bois très rare,
Qui nous provient,
Du pacifique.
Quant au manche,
Je ne sais pas.
(Janvier 2015) feat. Bruno