Ce vieillard
errant aux allures de Santa,
(Janvier 2013)
Il passait tous les jours devant la mairie,
Traînant derrière lui un vieux caddy,
Vide, comme l'origine de ses pas.
Émanait de sa barbe un murmure inaudible,
Duquel parfois émergeait le mot,
Tranchant, tel le couteau,
Qui n'a point manqué cible.
Au curieux venant quérir,
Le sens du mot profané,
D'un sourire las il répondrait
Nourrissant les badauds intrépides.
'Oui, mon caddy est vide,
Et dans ta rue je le trimbale,
Est-ce un mal?
Que d'encore espérer le remplir?'
Il se retournerait dans un rictus de monarque,
Traînant derrière lui sa ferraille,
Criant, tel le samouraï,
Ayant plus d'une corde vocale à son arc.
Et sa route il poursuivrait,
Puis, entre deux murs,
Il répéterait le mot : "couture!"
Qui refermerait les plaies.
Traînant derrière lui un vieux caddy,
Vide, comme l'origine de ses pas.
Émanait de sa barbe un murmure inaudible,
Duquel parfois émergeait le mot,
Tranchant, tel le couteau,
Qui n'a point manqué cible.
Au curieux venant quérir,
Le sens du mot profané,
D'un sourire las il répondrait
Nourrissant les badauds intrépides.
'Oui, mon caddy est vide,
Et dans ta rue je le trimbale,
Est-ce un mal?
Que d'encore espérer le remplir?'
Il se retournerait dans un rictus de monarque,
Traînant derrière lui sa ferraille,
Criant, tel le samouraï,
Ayant plus d'une corde vocale à son arc.
Et sa route il poursuivrait,
Puis, entre deux murs,
Il répéterait le mot : "couture!"
Qui refermerait les plaies.
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