Piscine de sable encastrée,
Au milieu de la prairie iodée,
D'un mirage turquoise infini.
J'y trempe et y noie mes pieds nus,
Et se matérialisent à chacun de mes pas,
Des nuages flottants éphémères,
Qui retombent en poudre d'or,
Formant les dunes ondulées de mon passage.
Je glisse ainsi vers l'orée de ce grand bac à sable,
En semant les dernières larmes de mon enfance.
Ce matelas doux devient alors humide et poreux,
J'y sculpte de mes doigts le sillon de ma pensée,
Au milieu de la prairie iodée,
D'un mirage turquoise infini.
J'y trempe et y noie mes pieds nus,
Et se matérialisent à chacun de mes pas,
Des nuages flottants éphémères,
Qui retombent en poudre d'or,
Formant les dunes ondulées de mon passage.
Je glisse ainsi vers l'orée de ce grand bac à sable,
En semant les dernières larmes de mon enfance.
Ce matelas doux devient alors humide et poreux,
J'y sculpte de mes doigts le sillon de ma pensée,
Jusqu'à la vague-illusion,
D'un horizon qui s'évade.
Pendant que mon esprit divague,
Un courant chaud réveille mon corps endolori par mes songes.
Et les picotements acérés sur mon dos nu,
M'indiquent que le vent s'est levé.
Je me retourne et brave à contre courant,
Les tourbillons de sable qui se soulèvent,
Et retombent sur mon visage en éclaboussure.
Je contemple au loin le grand palmier qui m'abritera,
Unique vestige végétal,
A l'épicentre de cet îlot vermeil.
Un marchand m'y attend,
Enturbanné dans un drap blanc.
Mais dans un paysage de solitude et de désolation,
La folie n'a que du grain à vendre.
Je m'en rempli les oreilles,
Tandis que ses paroles coulent comme dans un sablier.
Je m’endors dans mon rêve...
C'est ici que tu m'apparais,
Nue, dans ton halo de jasmin.
Je me mêle à ton corps halé,
Caméléon des sables,
Que le souffle ardent de nos ébats,
Transforme en un lit de verre reluisant.
Ton grain de beauté rebelle danse alors sur ta peau,
Tel une perle d'eau sur la glace.
(Mars 2012)
D'un horizon qui s'évade.
Pendant que mon esprit divague,
Un courant chaud réveille mon corps endolori par mes songes.
Et les picotements acérés sur mon dos nu,
M'indiquent que le vent s'est levé.
Je me retourne et brave à contre courant,
Les tourbillons de sable qui se soulèvent,
Et retombent sur mon visage en éclaboussure.
Je contemple au loin le grand palmier qui m'abritera,
Unique vestige végétal,
A l'épicentre de cet îlot vermeil.
Un marchand m'y attend,
Enturbanné dans un drap blanc.
Mais dans un paysage de solitude et de désolation,
La folie n'a que du grain à vendre.
Je m'en rempli les oreilles,
Tandis que ses paroles coulent comme dans un sablier.
Je m’endors dans mon rêve...
C'est ici que tu m'apparais,
Nue, dans ton halo de jasmin.
Je me mêle à ton corps halé,
Caméléon des sables,
Que le souffle ardent de nos ébats,
Transforme en un lit de verre reluisant.
Ton grain de beauté rebelle danse alors sur ta peau,
Tel une perle d'eau sur la glace.
(Mars 2012)
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