Rares sont les escaliers de bois qui ne me rappellent,
Les maisons normandes de mon enfance.
De rue Gauthey, Paris, Brochant,
Route des Andelys, Boos, Rouen,
D'Andelle,
Qu'ils soient des Alpes, de Suisse ou de France...
Tous blêmissent avec les années,
Perdant peu à peu de leurs charmes halés.
Tous craquent et couines maladroitement,
Sous les pas pressés des badauds,
Tel le dos,
De celui qui a vu trop de printemps.
Tous brillent tels des soleils,
Lors de toilettes mensuelles,
Et ainsi nous rappellent,
Par grandes effluves de cire,
D'abeille,
Qu'ils ne souhaitent pas mourir.
Alors je snobe l’ascenseur,
Et laisse glisser ma main sur la rambarde,
Qui d'une longue caresse, sensuellement s'attarde.
J'inspire profondément et rempli mes poumons,
Sainte odeur,
De madeleine en colimaçon.
Chich (Janvier 2012)
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