Une photo sur une table de chevet,
Et un cadre qui se fait miroir,
Reflet de sa jeunesse,
Main dans la main avec un fantôme,
Un jour de mariage.
Et la dame attend,
Puis attend,
Puis attend.
Ces visites nocturnes,
Au carrefour d'un rêve,
Elles ne suffisent plus.
Ses petits-enfants qui grandissent,
Et qui ne viennent plus,
Orgueil et cicatrices,
Avec son fils,
Onques depuis recousues.
Mais ce n'est pas son heure,
Qu'elle attend.
Elle attend dix-sept heure,
Sur son trente-et-un,
Boucles d'oreilles, chignon, parfum.
Foulard en soie,
Et robe provençale de satin.
Sur le quai du Métro,
Elle attend.
Elle pointe à l'heure,
Des rames bien pleine,
Et se délecte,
Des corps chauds qui l'étouffent,
Des bousculades d'enfants intrépides,
Des odeurs perlantes de vie,
Ribambelle quotidienne,
De caresses involontaires.
Chich (Décembre 2011)
Elle attend dix-sept heure,
Sur son trente-et-un,
Boucles d'oreilles, chignon, parfum.
Foulard en soie,
Et robe provençale de satin.
Sur le quai du Métro,
Elle attend.
Elle pointe à l'heure,
Des rames bien pleine,
Et se délecte,
Des corps chauds qui l'étouffent,
Des bousculades d'enfants intrépides,
Des odeurs perlantes de vie,
Ribambelle quotidienne,
De caresses involontaires.
Chich (Décembre 2011)
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