Dans cette grande usine,
Alimentée par des moulins à parole,
On y fabrique des micro on-dits,
Et on y réceptionne,
Les idées bien reçues.
Dans cette grande usine,
On ne rabote pas,
On ragote,
On radote parfois,
Mais non,
On ne rabote pas.
Car dans cette grande usine,
Chacun y martèle ses idées,
Et le marteau qui bat, qui bat, qui bat,
Mais ne débat jamais.
Dans la grande causerie,
On y tisse sa pensée.
Les idées fusent et défilent,
Mais les idées filent et s’effilent,
Quand trop souvent on les aiguille.
Mais cependant elles s’entretiennent,
Raccommodées d'un simple coup de fil.
Dans la Grande Causerie,
On ne tient pas sa langue natale,
Car même à Babel,
Les ouvriers chantent, à l’unisson,
Afin de maintenir la bonne rumeur,
Qui quand ils accusent, le coup,
La coupe des salaires étant pleine,
Les langues, vivantes,
Se délient et modèlent,
Hors du moule,
Une marche en rythme,
Vers un rêve général.
On y fabrique des micro on-dits,
Et on y réceptionne,
Les idées bien reçues.
Dans cette grande usine,
On ne rabote pas,
On ragote,
On radote parfois,
Mais non,
On ne rabote pas.
Car dans cette grande usine,
Chacun y martèle ses idées,
Et le marteau qui bat, qui bat, qui bat,
Mais ne débat jamais.
Dans la grande causerie,
On y tisse sa pensée.
Les idées fusent et défilent,
Mais les idées filent et s’effilent,
Quand trop souvent on les aiguille.
Mais cependant elles s’entretiennent,
Raccommodées d'un simple coup de fil.
Dans la Grande Causerie,
On ne tient pas sa langue natale,
Car même à Babel,
Les ouvriers chantent, à l’unisson,
Afin de maintenir la bonne rumeur,
Qui quand ils accusent, le coup,
La coupe des salaires étant pleine,
Les langues, vivantes,
Se délient et modèlent,
Hors du moule,
Une marche en rythme,
Vers un rêve général.
Chich (Novembre 2011)
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